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Objectif lecture

Cette année, je suis restée sage sur les résolutions prises au nouvel an. Mieux vaut viser des objectifs atteignables que de remettre en cause l’intégralité de sa vie et n’arriver à rien.  

L’un d’entre eux m’est venu d’une triste constatation que beaucoup d’entre nous font ou ont fait : je lis moins qu’auparavant.

J’ai toujours été une lectrice assidue, et je lis toujours, mais la quantité et la qualité des autres divertissements à ma portée ont clairement entamé mon quota de lecture. Séries, Intagram, Podcasts, cours, conférences, presse, tout cela me nourrit bien sur et il n’y a pas de mal à avoir des sources d’information diverses, mais les pavés que je dévorais auparavant me tombent des mains à présent.

J’ai aussi remarqué que ma capacité d’attention et de concentration, souvent requise lorsqu’on lit quelques pages avait chuté.

En janvier, j’avais donc décidé de tenter d’infléchir cette tendance.

Je ne fixais pas réellement d’objectif chiffré, mais gardait en tête qu’un livre par semaine me paraissait possible et satisfaisant.

J’avais mis en place plusieurs outils et comme nous finissons Juillet, je vais tenter un bilan de leur efficacité.

  • Achat d’une liseuse

J’avais jusqu’ici toujours été réfractaire à la lecture sur écran. Je passe déjà l’intégralité de ma journée de travail devant un ordinateur et j’ai besoin de la sensorialité d’un livre. Le feuilleter, utiliser un beau marque-page, voir immédiatement ma progression de lecture, je ne retrouvais rien de tel dans une liseuse.

Bizarrement, il a suffi que je me dise que l’un ne remplacerait pas l’autre mais que les deux pouvaient tout à fait se compléter pour que j’accepte l’idée de la liseuse.

Je continue à avoir beaucoup de livres papier, à en acquérir régulièrement, mais j’en achète parfois aussi en format électronique.

Les grands avantages que j’y ai trouvé : c’est léger et même un gros pavé tient dans mon sac, voire dans ma poche, je peux donc toujours l’avoir avec moi ; la disponibilité immédiate de tout nouvel ouvrage que je commande ; le stockage inoffensif pour mon appartement, la luminosité réglable de la tablette permet de lire dans le lit si votre compagnon/compagne dort à côté. Le coût à l’achat de chaque livre est également plus intéressant.

J’ai également pu partir au Japon pendant 2 semaines, avec un bagage réduit et pour autant prendre avec moi plusieurs livres, tous sur la liseuse.

Bilan de l’expérience : je préfère toujours lire en papier, mais je choisis la liseuse pour des occasions particulières : très gros ouvrages, livres que je ne suis pas sûre d’apprécier et qui pourraient avoir tendance à encombrer mon appartement, voyages à l’étranger, achat d’impulsion.

Plutôt positif donc.

  • Mise en place d’un tableau d’honneur

J’ai choisi d’afficher une grande feuille de papier blanche, sur laquelle je reporte chaque livre fini, ainsi que les livres commencés mais non terminés, par dépit.

Il y a une petite satisfaction à y apporter tout nouvel opus, et cela me permet de quantifier mon objectif, même si je n’ai pas à proprement parler de chiffre à atteindre.

Bilan de l’expérience : C’est facile à faire et me procure du plaisir. Pour le moment, j’ai donc lu 24 livres, sachant que j’en ai plusieurs autres en cours. Certains mois ont été très motivants, janvier par exemple, d’autres complètement creux, comme juin.

Je ne suis pas si loin d’un par semaine, sachant que certains sont très gros et d’autres beaucoup plus rapides à lire.

  • Attribution de moments réservés

Le fait de corréler certaines sources à certains moments me permet de ne plus automatiquement prendre le téléphone, ce qui m’entraine en général vers une overdose de stories Instagram ou de séries à bingewatcher.

Je garde donc les podcasts pour le trajet jusqu’à mon lieu de travail et les tâches ménagères type vaisselle, cuisine. Ils ne mobilisent que mes oreilles, je peux donc être active par ailleurs.

Les séries et autres replay et réseaux sociaux peuvent être consultés pendant le déjeuner ou en rentrant du travail pour faire une coupure à un moment ou je suis moins concentrée.

Le moment lecture privilégié dans la semaine est donc le soir, avant le coucher. Je m’oblige à mettre mon téléphone à charger dans une autre pièce et à ne plus l’utiliser passée une certaine heure. Je suis plus concentrée et cela m’aide à me détendre alors que l’écran et son caractère addictif peuvent m’énerver.

Le week end est également propice à des plages de lecture plus longues, et les vacances bien sûr.

Bilan : Très inégal. Il suffit que le livre choisi demande une attention plus soutenue, que je sois angoissée, fatiguée ou dans une humeur particulière pour que la lecture me soit moins instinctive.

Quand je m’y tiens en revanche, j’en suis heureuse et retrouve ma capacité à absorber plusieurs dizaines de pages d’un coup.

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