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Les favoris de l’été 2020

J’ai passé une bonne partie de mon été à vider ma cave qui avait été inondée il y a deux ans. Autant vous dire que des distractions culturelles étaient plus que bienvenues !

Cet été, j’ai beaucoup aimé :

Un livre : Les couilles sur la table

Sur la base du contenu de son excellentissime podcast éponyme sur les masculinités, Victoire Tuaillon a rassemblé plusieurs thématiques et les a formulées dans un livre, qu’il me tardait de lire.

J’écoute souvent avec attention le podcast, et comme beaucoup d’auditeurices apparemment, il me venait souvent l’envie de prendre des notes, pour me souvenir de certains chiffres, certaines données, certaines réflexions.

Le podcast (et le livre donc) parle à chaque épisode d’un aspect des masculinités contemporaines, que Victoire évoque avec un.e invité.e choisi.e pour son expertise sur le sujet.

Le livre est un parfait condensé de tous ces riches échanges sur des sujets aussi variés tels que le male gaze, « les hommes et l’alcool », « comment vivent-ils les relations amoureuses ? », « le sexe et les hommes », « les hommes et leurs émotions » etc.

La masculinité est un sujet qui me passionne, comment elle se façonne, comment les hommes deviennent des hommes, comment on leur apprend très tôt à refouler leurs émotions, à se distinguer du féminin, et les influences que cela peut avoir dans leurs vies après.

On retrouve le ton du podcast, très documenté et fourni, quelques interviews retransmises, ça se lit facilement, un vrai régal.

Un lieu : le musée Bourdelle à Paris

Les amateurices d’art ont souffert ces derniers temps, moi la première. Habituée à passer tout mon temps libre dans moultes foires, musées, galeries en France et à l’étranger, je me suis retrouvée bien dépourvue quand la bise fut venue.

Depuis le déconfinement très progressif et très lent des institutions culturelles en France, j’ai donc testé plusieurs petits musées que je n’avais encore jamais visités, et ai eu la chance de faire quelques belles découvertes, comme le musée Bourdelle, situé dans le 15ème arrondissement.

Il réunit tout ce que j’aime dans un musée : une taille raisonnable, la reconstitution d’un atelier, qui nous donne l’impression que le sculpteur (ici Antoine Bourdelle) vient tout juste de quitter les lieux, un jardin ensoleillé parsemé de sculptures in situ, des collections permanentes bien fournies, et une exposition originale.

Cette dernière portait sur le sculpteur Niels Hansen Jacobsen, qui nous a laissés des œuvres empreintes de symbolisme et infusées de mythologie danoise.

Niels Hansen Jacobsen – troll flairant la chair de chrétiens – 1896

J’ai passé un très bon moment à déambuler dans les lieux, quasiment vides, par une belle journée, et à découvrir l’œuvre de Bourdelle qui m’était méconnue.

Penelope – Bourdelle -1905/12

Un podcast : les gens qui doutent

Nouvellement découvert un peu par hasard, sans doute en faisant une recherche par nom d’invité, je n’ai pas encore écouté tous les épisodes de Les gens qui doutent, et cela me ravit.

Animé par Fanny Ruwet, journaliste belge, le ton est celui de la confidence sur des sujets et selon des angles assez peu fréquents, assez intimistes. Elle reçoit des artistes, des journalistes, des humoristes et les fait parler sur leurs doutes, leurs questionnements professionnels et personnels.

Une série : Rita (disponible sur Netflix)

Je ne sais plus par quel hasard de flux Netflix m’a proposé cette série, mais l’algorithme m’a bien cernée !

La série se passe au Danemark, je l’ai visionnée du reste en danois, sous-titré bien évidemment. Autant je n’avais pas été emportée par ma visite à Copenhague, autant j’ai été happée par les nombreuses qualités de cette série.

Elle tourne autour d’un personnage principal : Rita, professeure dans un établissement scolaire. Libre penseuse, rebelle refusant l’autorité, grande-gueule assumée, très engagée dans son métier, et prête à tout pour défendre ses élèves au mépris de toutes tracasseries administratives ou des lubies des parents, Rita est également très autodestructrice dans sa vie personnelle.

On apprend à cerner un peu mieux son histoire au fil des saisons (5 en tout), et elle même fait un retour sur les lieux de son passé qui lui permet de régler certains sujets.

Aimée pas si en secret que ça par Rasmus le principal, adulée par la jeune Hjordis, fraichement arrivée dans les rangs des professeurs, elle gère comme elle peut ses relations conflictuelles avec sa mère, ses 3 enfants adolescents, tout en semblant se ficher un peu de tout.

Outre donc les personnages attachants, l’écriture en finesse, j’ai adoré dresser des comparaisons entre les systèmes français et danois dans plein de domaines, notamment l’éducation bien sûr.

Cherry on the cake, je sais maintenant prononcer le mot « Hygge » à la perfection !

  • Une exposition : Erwin Wurm à la MEP

Il y a des jours où on a bien besoin d’un peu de légèreté. Je sortais d’une de ces journées, et l’exposition consacrée au photographe autrichien Erwin Wurm m’a apportée la juste dose d’espièglerie.

Son travail est principalement tourné sur le corps humain, avec des contraintes minimalistes de budget. Ainsi, il immortalise l’ennui dans une chambre d’hôtel en réalisant des constructions insolites avec ses meubles, en faisant des autoportraits de ses différentes humeurs.

Il crée aussi des sculptures éphémères avec des corps humains, les encastrant dans des murs, dans des fenêtres, en les faisant gonfler, en ajoutant des objets.

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